Face à la pression démographique et aux incertitudes alimentaires mondiales, le ministre de l'Agriculture ivoirien a lancé un appel retentissant aux agences francophones d'investissement : l'avenir se joue dans les agropoles.
▶ La 8e conférence du RIAFPI, un rendez-vous stratégique
La 8e conférence annuelle du Réseau international des agences francophones de promotion des investissements (RIAFPI) a tenu ses assises le 9 avril 2026 à Abidjan. Le ministre de l'Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Bruno Nabagné Koné, a saisi cette tribune pour lancer un appel pressant aux Agences de promotion des investissements (API) à s'engager massivement dans le secteur agricole ivoirien, notamment à travers les agropoles.
Par une formule choc — « Produire ce que nous consommons et consommer ce que nous produisons » —, le ministre a défendu un changement de paradigme radical : sortir de la dépendance aux importations alimentaires pour bâtir une souveraineté durable, appuyée sur l'innovation, la modernisation agricole et la valorisation des produits locaux.
▶ Les agropoles comme moteurs d'attraction
Au cœur de la stratégie gouvernementale, les agropoles sont présentées comme des pôles d'attractivité capables de lever les barrières à l'investissement, de structurer les chaînes de valeur et de créer massivement des emplois. Françoise Remarck, haute patronne de la cérémonie, a insisté sur la nécessité d'une action collective francophone pour transformer les potentialités agricoles du continent en opportunités économiques tangibles.
Solange Amichia, directrice générale du CEPICI, a été saluée pour son rôle moteur dans l'organisation de la rencontre et dans la mobilisation des investisseurs. La conférence confirme la volonté affichée de la Côte d'Ivoire de faire de l'agriculture, qui représente près de 26 % de son PIB, un véritable moteur de croissance inclusive et durable.