Une crise mondiale, un État mobilisé à hauteur de 231 milliards de FCFA, des producteurs qui ont tenu. Aujourd'hui, l'OIA Café-Cacao annonce l'accélération de la phase finale du déstockage. La lumière au bout du tunnel prend enfin forme.
▶ L'enlèvement du quota complémentaire : une étape décisive
Le vice-président de l'Organisation interprofessionnelle agricole café-cacao (OIA Café-Cacao), Obed Blondé Doua, a annoncé lors d'une conférence de presse tenue le 9 avril à l'auditorium de l'immeuble CAISTAB que les opérations d'enlèvement du quota complémentaire de 23 830 tonnes — réattribué à l'OIA par le Conseil du Café-Cacao — seraient engagées dans les tout prochains jours, avec une accélération significative.
Cette opération constitue, selon lui, « la dernière phase opérationnelle » du processus de déstockage. Son aboutissement permettra de réduire fortement les stocks immobilisés, de soulager les producteurs qui attendent leur paiement depuis des mois, et d'amorcer une sortie concrète et visible de la crise qui frappe la filière depuis plusieurs campagnes.
▶ L'État ivoirien, acteur clé du sauvetage de la filière
Obed Blondé Doua a salué l'engagement exceptionnel du président de la République, Alassane Ouattara, qui a mobilisé 231 milliards de FCFA issus du fonds de réserve pour maintenir le prix bord champ à 1 200 FCFA/kg — soit 300 FCFA de plus que le niveau qui aurait résulté des seuls cours internationaux. La décision d'annuler les quotas de SITAPA et TRANSCAO au profit de l'OIA a également été présentée comme une étape décisive dans la résolution de la crise.
Le directeur général du Conseil du Café-Cacao, Koné Brahima Yves, a de son côté contextualisé les difficultés : « La situation est extrêmement difficile au plan mondial. » Un rappel nécessaire pour mesurer l'ampleur des efforts consentis par la Côte d'Ivoire pour protéger ses producteurs face à des chocs extérieurs qu'elle ne maîtrise pas.