Le ministre Kamara appelle les Ivoiriens à s'enrôler sans attendre dans la Couverture Maladie Universelle. Un message de prévoyance à 1 000 FCFA par mois, dans un pays où l'on attend souvent la maladie pour penser à se protéger.
Le même 23 avril, en marge du lancement du village de la protection sociale, le ministre Adama Kamara a consacré une partie de son intervention à la Couverture Maladie Universelle (CMU), régulièrement présentée comme la grande réforme sociale de la présidence Ouattara, mais dont le taux d'enrôlement reste encore insuffisant au regard du potentiel national.
Le message du ministre était volontairement simple et percutant : pour 1 000 FCFA par mois — le prix d'un repas, d'une recharge téléphonique — tout Ivoirien peut disposer d'une couverture santé qui lui évite de s'endetter pour soigner un enfant ou affronter une hospitalisation imprévue. « La cotisation d'aujourd'hui, c'est votre sécurité de demain », a-t-il martelé.
« N'attendons pas la maladie pour regretter de ne pas être assurés. » — Me Adama Kamara
L'enjeu de l'enrôlement massif est crucial pour la viabilité financière du système : la CMU fonctionne sur le principe de la mutualisation des risques — plus la base de cotisants est large, plus les ressources disponibles pour couvrir les soins sont importantes. Le gouvernement parie sur des campagnes de proximité comme le village de Williamsville pour changer les comportements et ancrer l'assurance maladie dans les habitudes de la population informelle.
ℹ️ La CMU en chiffres clés
• Cotisation : 1 000 FCFA / mois par personne
• Cible : travailleurs du secteur informel, ménages à faibles revenus
• Prestations : consultations, hospitalisations, maternité, pharmacie
• Gestion : Caisse Nationale d'Assurance Maladie (CNAM)
• Objectif : couverture universelle de la population ivoirienne d'ici 2030