Des rangs interminables, des stands pris d’assaut — la Côte d’Ivoire se lève tôt pour décrocher son emploi
Les images parlent d’elles-mêmes. Dès l’aube, de longues files d’attente se forment aux portes du Palais de la Culture d’Abidjan. CV soigneusement glissés dans des chemises, tenues professionnelles impeccables, yeux pétillants d’espérance — la jeunesse ivoirienne a répondu massivement à l’appel de la Foire nationale de l’emploi et du recrutement 2026.
Deux jours après son lancement officiel par le ministre Mamadou Touré, la FNER confirme son statut d’évènement incontournable du calendrier de l’emploi en Côte d’Ivoire. L’affluence observée cette année surpasse les éditions précédentes selon plusieurs recruteurs présents, qui saluent la qualité et la motivation des candidats.
L’intérieur du Palais de la Culture est une ruche bourdonnante d’activité. Les stands des entreprises sont assiegés. On s’informe, on négocie, on convainc, on postule. Chaque interaction est une tentative de décrocher cette opportunité qui pourrait changer une vie. La foire n’est pas qu’un marché de l’emploi : c’est un espace de rencontre entre deux mondes qui ont besoin l’un de l’autre.
Cette édition 2026 illustre à merveille la stratégie du gouvernement ivoirien en matière d’insertion professionnelle des jeunes : créer des ponts directs entre les demandeurs d’emploi et les entreprises, fluidifier les processus de recrutement, et offrir un cadre de visibilité aux acteurs du marché du travail. Le pari semble réussi.
Au fil des allées, on croise des profils variés : jeunes diplômés en quête de leur premier emploi, professionnels expérimentés en reconversion, entrepreneurs à la recherche de partenaires. La FNER 2026 est, à n’en pas douter, le miroir d’une jeunesse déterminée, combative et pleine de ressources.