Après plus de vingt ans d’inquiétudes et de menaces constantes, les populations de Grand-Lahou peuvent entrevoir un avenir plus serein. La stabilisation du cordon sableux, dans le cadre du Programme de gestion des Zones Côtières en Afrique de l’Ouest (WACA), constitue une étape majeure dans la lutte contre l’érosion côtière en Côte d’Ivoire.
En visitant le site, le ministre Abou Bamba a qualifié le projet d’« avancée historique ». Pendant des décennies, la mer a progressivement détruit habitations, infrastructures et terres agricoles, menaçant la survie même de certaines communautés.
Avec ses 566 kilomètres de littoral, la Côte d’Ivoire concentre une grande partie de ses activités économiques dans les zones côtières : pêche, transport maritime, tourisme, industries et ports. Mais cette richesse est aussi une vulnérabilité. Les effets du changement climatique — montée des eaux, tempêtes, inondations — exposent fortement ces espaces.
Le projet WACA ne se limite pas à des ouvrages techniques. Il s’inscrit dans une stratégie globale d’adaptation climatique, incluant la protection des écosystèmes, la planification urbaine et la sensibilisation des populations. À terme, il pourrait servir de modèle pour d’autres zones à risque comme Assinie ou Port-Bouët.
Pour le gouvernement, la sécurisation du littoral devient un enjeu de souveraineté économique et sociale. La résilience climatique est désormais intégrée comme une priorité du développement.