Alors que la campagne 2025-2026 de commercialisation de la noix de cajou a été ouverte le 9 février 2026, le démarrage des achats par certains transformateurs nationaux demeure timide.
En cause : l’absence de lignes de crédit opérationnelles auprès de la Banque Nationale d’Investissement (BNI), empêchant la mobilisation des ressources nécessaires pour l’acquisition des noix brutes.
Pour éviter la répétition de ces blocages structurels, le Comité Interministériel des Matières Premières (CIMP) avait préconisé une convention tripartite associant le Conseil du Coton et de l’Anacarde (CCA), la BNI et les industriels.
Si le CCA a signé l’accord, la validation du côté de la BNI se fait toujours attendre, retardant l’activation du mécanisme de financement.
Pourtant, la transformation locale constitue un axe stratégique majeur : création de valeur ajoutée, emplois industriels, augmentation des recettes d’exportation.
Les discussions se poursuivent entre les parties prenantes, tandis que les autorités réaffirment leur engagement à soutenir les transformateurs nationaux, considérés comme le moteur de la montée en gamme de la filière cajou ivoirienne.