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Cacao : chute brutale des prix, le gouvernement abaisse de 60 % le revenu des planteurs face à la tempête mondiale

Cacao : chute brutale des prix, le gouvernement abaisse de 60 % le revenu des planteurs face à la tempête mondiale

C’est un véritable séisme pour les producteurs ivoiriens. Le gouvernement a annoncé, ce 4 mars, une réduction drastique du prix d’achat du cacao aux planteurs, désormais fixé à 1 200 FCFA le kilogramme, contre 2 800 FCFA auparavant — soit une baisse de près de 60 %.
L’annonce a été faite par le ministre de l’Agriculture, Bruno Koné, qui a invoqué la dégringolade des cours mondiaux pour justifier cette décision difficile.
De l’euphorie à la désillusion
En octobre dernier, à la veille de la présidentielle ayant conduit à la réélection de Alassane Ouattara, le prix record de 2 800 FCFA avait suscité l’enthousiasme des planteurs. Jamais le cacao ivoirien n’avait été rémunéré à un tel niveau.
Mais l’embellie fut de courte durée. Après avoir culminé à plus de 11 000 dollars la tonne début 2024, les cours mondiaux ont brutalement chuté pour s’établir autour de 2 900 dollars la tonne en 2026. Résultat : le cacao ivoirien se vendait jusqu’à 75 % plus cher que le prix du marché international, rendant les exportations quasi impossibles.
Exportations au ralenti et surstockage massif
Dans ce contexte, les exportateurs ont freiné leurs achats. Les coopératives se sont retrouvées avec des dizaines de milliers de tonnes de fèves invendues. Certains producteurs, étranglés financièrement, n’ont pas été payés pendant des mois.
Face à la crise, le Conseil Café Cacao avait annoncé en janvier le rachat des stocks au prix garanti, tentant d’éviter un effondrement total de la filière.
Un pilier économique fragilisé
La filière cacao représente 14 % du PIB ivoirien et fait vivre près de 5 millions de personnes. Cette crise met en lumière la vulnérabilité du modèle ivoirien, fortement dépendant des fluctuations des marchés internationaux.
Si la décision gouvernementale vise à rétablir la compétitivité à l’export, elle pose néanmoins un défi social majeur : comment protéger les revenus des producteurs tout en restant aligné sur la réalité des marchés mondiaux ?

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