Des semaines de tensions sur le terrain, des stocks qui s'accumulent et des producteurs inquiets — le ministre de l'Agriculture a réuni toute la filière café-cacao en urgence pour apporter des garanties fermes et éviter l'embrasement.
La situation était devenue préoccupante. Dans plusieurs zones de production, des stocks estimés à 100 000 tonnes de cacao peinaient à trouver preneur, alimentant une grogne croissante chez les producteurs. Face à cette tension, le ministre de l'Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Bruno Nabagné Koné, a convoqué une réunion de concertation d'urgence, lundi 30 mars 2026, avec l'ensemble des acteurs de la filière café-cacao.
Autour de la table : le Conseil du Café-Cacao, les organisations interprofessionnelles africaines et les associations de producteurs. Le message du ministre a été sans ambiguïté : l'État prend ses responsabilités. Toutes les dispositions sont prises pour assurer l'enlèvement effectif des stocks, conformément aux engagements du gouvernement.
Pour le premier producteur mondial de cacao, cette crise de commercialisation est un signal d'alarme que le gouvernement ne pouvait ignorer. La réunion du 30 mars marque la volonté de l'État de rester le garant du bon fonctionnement d'une filière qui fait vivre des millions d'Ivoiriens.